Guide pratique Régulation et contrôle

Variation temporelle : ce qu’elle apporte aux installations de vos clients

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Récemment incluse dans la future norme européenne EN 215, la variation temporelle (VT) est le critère européen communément et réglementairement admis pour qualifier la performance énergétique des robinets thermostatiques. De quoi s’agit-il exactement ? Quelle influence les têtes thermostatiques ont-elles sur les installations de chauffage de vos clients ?

La variation temporelle pour qualifier une imprécision de régulation

La variation temporelle est une valeur issue de la certification Keymark EN 215. Elle qualifie une erreur de réaction de la tête thermostatique en fonction de 2 critères :

  • l’hystérésis : les frottements dans le robinet ;
  • la conduction : la perturbation du fonctionnement de la tête due au robinet qui chauffe.

Elle est exprimée comme suit :
VT = 0,45 x (C+W)
C représente l’hystérésis et W la conduction, les 2 issues de la certification EN 215.

Plus la VT est petite, plus l’erreur est faible et plus la tête thermostatique est performante

Sur le marché français, cette valeur est certifiée par Eurovent Certita. Les VT sont utilisées pour exécuter les calculs réglementaires dans le cadre de la RT 2012. Sur ce point, la France fait office d’exception en Europe : c’est le seul pays européen à avoir un logiciel utilisé comme un moteur de calculs. Les autres pays basent leurs calculs sur un système de points.

L’expression de cette valeur et les relations de performances énergétiques qu’on peut attacher à la VT ont donc une grande importance. La VT a un réel impact, positif ou négatif, sur les calculs réglementaires.

L’échelle de performance des VT

En France, la valeur de la VT est arrondie au dixième supérieur. Théoriquement, et pour que le robinet thermostatique soit certifié EN 215, cette valeur doit être inférieure à 1,2. Si les têtes les plus performantes du marché offraient jusqu’ici une VT de 0,2, tous les fabricants ne proposent pas des têtes thermostatiques avec une VT de cette valeur : la majorité des têtes affichent une VT de 0,3 ou 0,4.

Le critère de VT va entrer dans la révision de la norme EN 215. Des discussions sont toujours en cours sur les seuils à adopter. La VT a donc une véritable existence réglementaire.

Variation temporelle et performance des installations

0,1 point de VT correspond à une variation d’environ 2 % du Cep chauffage, c’est-à-dire de la consommation en énergie primaire pour la partie chauffage d’un bâtiment. La performance des têtes thermostatiques installées peut ainsi avoir un impact non-négligeable sur les calculs réglementaires.

De nouvelles têtes thermostatiques, revendiquant une VT de 0,1 arrivent sur le marché. Elles intègrent un savoir-faire de conception et de fabrication comparable aux têtes thermostatiques « classiques », tout en restant dans des volumes raisonnables et dans une géométrie compacte. Par rapport à une tête ayant une VT de 0,4, les 3 points de VT en moins correspondent à une économie de 6 % du Cep chauffage dans le calcul réglementaire.

Des efforts en recherche et développement ont permis la création de nouvelles têtes thermostatiques plus performantes sur le plan énergétique et permettant des gains non négligeables sur le Cep chauffage dans le cadre des calculs réglementaires RT 2012. Un critère à ne pas négliger pour les installateurs et bureaux d’études !

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