Innovation

Vers la transition digitale du secteur du bâtiment ?

Vers la transition digitale du secteur du bâtiment ?

C’est un fait. La transition digitale est en marche dans le secteur de la construction. Si certains fabricants se sont lancés tôt dans la course à la transition digitale, les installateurs, eux, l’abordent de manière plus progressive. Voici un aperçu des grandes innovations en la matière.

Le BIM : Un processus digital et collaboratif au service du bâtiment

Les innovations numériques ne se limitent plus aux outils tels que les logiciels. Elles se traduisent aujourd’hui notamment par des processus de construction collaboratifs. C’est le cas du Building Information Modelling (BIM), qui signifie en français Modélisation des Informations du Bâtiment – ou Management – (MIB). Mis en œuvre pour la première fois en France en mars 2016, il permet aux acteurs d’un projet de construction de générer et partager toutes les données techniques d’un ouvrage ainsi que leurs actions.

Tout d’abord, chaque intervenant inscrit précisément ses éléments sur une maquette modélisée en 3D, via un logiciel métier doté du format IFC (norme ISO). Il peut ensuite les modifier en temps réel et au fur et à mesure de la construction du projet. Enfin, ce processus lui permet d’émettre des hypothèses en diminuant les risques et de corriger les éventuelles erreurs en amont du projet.

Ainsi, l’installateur peut par exemple conceptualiser (et faire évoluer) le réseau de distribution de chaleur à toutes les étapes de la construction d’un bâtiment, en fonction des différents éléments techniques et des interventions des autres parties prenantes.

Dès lors, le BIM permet d’optimiser toutes les phases de l’ouvrage, de la conception jusqu’à son exploitation. Il contribue également à réduire le délai et les coûts de construction d’un ouvrage.

Lire notre article complet sur le BIM

Domotique & objets connectés : pour un habitat « intelligent »

Perçus initialement comme des gadgets, les objets connectés ont évolué au service du confort de l’habitat et de ses occupants. Ils permettent désormais de contrôler à distance différents équipements du domicile tels que le chauffage, les volets roulants ou les prises électriques. L’un des objectifs est d’optimiser la production et la consommation d’énergie en fonction des besoins de confort réel (thermique par exemple) des habitants, tout en leur faisant faire des économies. Ces derniers peuvent ainsi programmer (via leur smartphone ou tablette) la température des pièces de vie en fonction de leur rythme de vie ou l’arrosage automatique de leur jardin.

Les objets connectés font partie intégrante de la domotique, une solution qui regroupe l’ensemble des techniques de communication et d’électronique visant à centraliser et à automatiser le contrôle des systèmes d’un habitat.

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Les évolutions opérées dans ce secteur permettent de s’orienter vers un concept de smart home. Il consiste à connecter tous les équipements d’un logement (chauffage, éclairage, volets, portes électriques, alarme de sécurité…) et les faire interagir dans le but d’améliorer le confort d’un appartement ou d’une maison. Toutes les installations communiqueront alors au travers d’un même langage et seront pilotées par un système central qui sera « l’intelligence artificielle » de l’habitat.

Malgré les efforts déployés par des startups et des grands acteurs de l’énergie (EDF), des technologies de l’information (Cisco System, Microsoft) et de la construction, le concept de maison intelligente doit encore faire ses preuves.

La course vers la transition digitale est engagée. L’évolution et la multiplication des objets connectés devraient permettre aux artisans du bâtiment, et notamment aux installateurs plombiers-chauffagistes, de se positionner sur de nouveaux marchés – pour des missions d’installation bien sûr, mais également de conseils. Néanmoins, pour être performant dans ce domaine en constante évolution, il est primordial de se tenir au fait des innovations et de se former à leur mise en œuvre.