Efficacité énergétique

Optimiser la consommation énergétique : ce qu’il faut savoir

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Face à la flambée des coûts de l’énergie, les ménages – touchés par la baisse de leur pouvoir d’achat – sont de plus en plus nombreux à réduire leurs dépenses de chauffage. Pour les aider, il est donc essentiel d’optimiser la consommation énergétique des bâtiments. Mais quelles sont les solutions envisagées ? Pour quels résultats ? Zoom sur la lutte anti-gaspi à destination des bailleurs.

Bâtiments énergivores et passoires thermiques : de quoi s’agit-il ?

Les passoires thermiques sont des bâtiments fortement énergivores, difficiles à chauffer en hiver et à rafraîchir en été. Ils peuvent être identifiés via un diagnostic de performance énergétique ou DPE. Ce document permet d’estimer la consommation d’énergie d’un logement et de le situer sur une échelle de performance allant de A à G – A étant la catégorie la moins énergivore.

À titre d’exemple, pour un appartement de 100m2 classé G, la consommation d’énergie est évaluée à 2250 €/an. C’est 10 fois plus qu’un logement de catégorie A, qui peut être chauffé en moyenne pour 250 €/an. Les bâtiments catégorisés F ou G sont donc des passoires thermiques.

Mais comment un bâtiment devient-il énergivore ? La date de construction du bâtiment est déterminante. Dans un logement construit entre 1949 et 1979, l’isolation est quasi inexistante et les réseaux de chauffage sont érodés et emboués. Il devient donc nécessaire de les rénover pour éviter les déperditions thermiques.

Les enjeux de la Réglementation Environnementale (RE) 2020

Entrée en vigueur le 1er janvier 2022, la RE 2020 fixe les nouveaux standards de la construction. Le but ? Réduire l’impact carbone et la consommation énergétique des bâtiments.
Ses principales missions :

  • Inciter à la rénovation énergétique à moindre coût grâce à la démarche EnergieSprong ;
  • Systématiser l’étiquetage énergétique des bâtiments ;
  • Maintenir la performance énergétique des systèmes de chauffage ;
  • Privilégier l’utilisation des énergies renouvelables.

Rénovation énergétique du bâtiment et des installations de chauffage : quésaco ?

Pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment, les premières pistes envisagées concernent généralement la rénovation des installations :

  • l’isolation thermique : installation de doubles vitrages, isolation des murs par l’extérieur…
  • l’optimisation du système de chauffage pour éviter la surconsommation d’énergie : installation d’une chaudière à condensation, mise en place d’un émetteur basse température ou d’une pompe à chaleur…

Le problème ? Pour les bailleurs, ces travaux sont lourds et coûteux. Ils nécessitent bien souvent la présence des résidents et une importante organisation. Avant de se lancer dans la rénovation d’un logement, il faut donc étudier les différentes solutions qui s’offrent à vous. L’idéal étant de pouvoir optimiser la consommation énergétique d’un bâtiment sans réaliser de gros travaux.

Rénovation de l’installation de chauffage

Pour améliorer la consommation énergétique des résidents, deux solutions complémentaires peuvent être envisagées.

L’équilibrage hydraulique d’un réseau de chauffage

Grâce à un système de vannes installées sur les circuits hydrauliques, l’équilibrage du réseau de chauffage permet d’assurer la bonne répartition des puissances émises dans le réseau et d’homogénéiser la température dans tout le bâtiment.

Ces vannes d’équilibrage hydrauliques (qu’elles soient statiques ou dynamiques) sont mises en place selon l’architecture du réseau. Elles assureront ainsi la bonne répartition des débits d’eau selon les besoins des différents logements.

Avec une bonne répartition de la chaleur dans le bâtiment, la facture énergétique est réduite, et le confort des résidents assuré. Le petit plus ? Cette solution est facile à mettre en œuvre : elle nécessite une intervention d’un spécialiste qualifié, plus besoin de la présence des résidents.

La pose de thermostats et têtes intelligents

Pour optimiser la consommation énergétique selon les habitudes d’un foyer, l’idéal est d’installer un thermostat programmable ou autonome. Le résident peut ainsi préciser ses périodes de présence et d’absence, définir une température de confort en journée, pour la nuit… Cette solution permet d’éviter la surconsommation d’énergie.

La mise en place de têtes intelligentes permet de piloter le débit d’eau chaude circulant dans le radiateur de manière à réguler la température de consigne. Elle est équipée d’une sonde qui mesure la température de la pièce. Tous les radiateurs doivent donc en être équipés pour pouvoir adapter le chauffage en fonction des besoins.

Une solution n’exclut pas l’autre

Les têtes intelligentes et les thermostats peuvent être combinés. Le thermostat régule la température ambiante dans la pièce, et les têtes intelligentes permettent d’augmenter ou de réduire la température selon les besoins de chaque pièce, comme les chambres par exemple.

Comment bien régler son thermostat ?

Quelle température pour quelle pièce ? Voici les températures de consigne transmises aux résidents pour une optimisation des consommations.

Pièce Température recommandée
Pièces inoccupées ou absence de plus de 24 h 12/14 °C
Chambres 16 °C
Entrée, dégagements, WC 17 °C
Salon, Salle à manger, séjour 18 °C
Salle de bains 22 °C

Pour obtenir un meilleur rendement énergétique, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Un thermostat et des têtes thermostatiques ou intelligentes permettent de répartir la chaleur au sein du bâtiment et du logement et d’adapter les températures aux habitudes du foyer. L’idéal pour optimiser les consommations énergétiques et améliorer le confort des résidents à moindre coût.

Vous avez entrepris des travaux de rénovation dans votre bâtiment ?

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