Efficacité énergétique

Le label Énergie positive et réduction carbone (E+C-)

énergie positive et réduction carbone

L’expérimentation énergie positive et réduction carbone a pris fin en 2020. Ce dispositif avait pour but de préparer la future réglementation thermique 2020 (RT 2020). Bilan de l’expérimentation.

Contexte de l’expérimentation Énergie positive et réduction carbone

Le secteur du bâtiment représente près de 40 % de la consommation énergétique française et plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Ces chiffres témoignent de la nécessité de mettre en place des politiques gouvernementales ambitieuses pour réduire les consommations d’énergie et l’empreinte environnementale des bâtiments.

L’Accord de Paris, signé à l’occasion de la COP 21, avait accru la prise de conscience à ce sujet. Ainsi, dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, l’ancienne ministre du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse avait lancé un appel à projet en novembre 2016 pour lancer l’expérimentation Énergie positive et réduction carbone via le label Énergie et Carbone.

L’expérimentation Énergie positive et réduction carbone a été un tremplin pour préparer la RT 2020 : les normes et contraintes environnementales et énergétiques pour les bâtiments neufs et anciens. Entrée en vigueur au 1er janvier 2021, la Réglementation thermique 2020 remplace la RT 2012.

L’expérimentation E+C- a permis à tous les acteurs du secteur d’acquérir des compétences et des méthodes pour une meilleure évaluation énergétique des bâtiments. Les données récoltées par l’étude (1 079 opérations sur bâtiment individuel, collectif, logement social, etc.), déposées dans l’observatoire national du référentiel E+C-, permettent aujourd’hui d’évaluer précisément les performances thermiques, énergétiques et environnementales des bâtiments neufs.

L’État et le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE), qui pilotaient ensemble l’expérimentation énergie positive et réduction carbone, ont ensuite récupéré les résultats pour préparer l’actuelle réglementation.

L’objectif de l’expérimentation E+C- et de la RT 2020 est de généraliser la construction de bâtiments à énergie positive, ayant une empreinte carbone la plus limitée possible.

≏ [Infographie] Un bâtiment efficace énergétiquement, à quoi ça ressemble ? ≏

La méthodologie E+C- : 6 niveaux

Le label E+C- atteste d’un niveau de performance énergétique et environnementale. Il repose sur une méthode de calcul et sur des indicateurs pour évaluer ces performances selon les critères « Bilan Bepos » et « Carbone ».

4 niveaux « Énergie »

Le label avait été établi sur un référentiel de 4 niveaux de performance énergétique (E1, E2, E3 et E4), allant jusqu’au bâtiment à énergie positive (Bepos).

À la différence de la RT 2012, qui se focalisait sur cinq usages uniquement (chauffage, production d’eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires), le label E+C- prend en compte l’ensemble des usages d’un bâtiment pour le calcul des consommations énergétiques, comme la consommation des ascenseurs ou des parties communes.

2 niveaux « Carbone »

En parallèle, deux niveaux de performance avaient été établis pour l’empreinte carbone d’un bâtiment (C1 et C2), calculée sur tout son cycle de vie et prenant comme base une durée de vie moyenne de 50 ans. L’enjeu était de favoriser les bâtiments bas carbone.

Le bilan de cette expérimentation

Bien que plus ambitieux que les exigences de la RT 2012, les bâtiments n’ont pas rencontré d’obstacles particuliers pour respecter et obtenir le label énergie positive et bas carbone. Surtout au niveau « Énergie »… En ce qui concerne la faible empreinte carbone, c’est plus compliqué !

Huit bâtiments sur dix ont un niveau Énergie supérieur ou égal à E2. Par contre, près de 90 % des bâtiments ne respectent pas les contraintes Carbone 2.

Ces résultats ont permis de faire un ensemble de recommandations pour mieux respecter les exigences de performance : isolation pour rénover ou construire des bâtiments, recours aux EnR, mise en place de dispositif intelligent d’optimisation énergétique, mise en place de fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES), aide aux choix des matériaux, etc.

L’objectif de toutes ces contraintes de performances énergétiques vise une diminution de 87 % des émissions de gaz à effet de serre dans le bâtiment d’ici 2050. C’est le sens de la RT 2012 et de l’actuelle RT 2020 ! Les plombiers-chauffagistes et les acteurs de la construction auront toujours plus affaire à l’énergie positive dans les décennies à venir… Vous voulez aider vos clients à atteindre leurs objectifs de réduction énergétique ? Découvrez notre guide des aides à la rénovation !

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