Guide pratique

Fluide caloporteur : définition et généralités

fluide caloporteur

Tous les réseaux de chauffage dits à « eau » sont parcourus par un fluide caloporteur. À quoi sert un caloporteur ? Quelles sont ses propriétés ? Reprenons les bases.

Qu’est-ce qu’un fluide caloporteur ?

Un fluide caloporteur transporte la chaleur. Dans un réseau de chauffage, le fluide caloporteur, chauffé par la chaudière, cède sa chaleur en la diffusant dans les radiateurs.

Le fluide caloporteur le plus courant est l’eau. Il est toutefois possible d’utiliser un fluide différent pour transporter la chaleur dans le réseau de chauffage. Afin que le fluide caloporteur ait de meilleures propriétés que l’eau, il est possible d’ajouter un additif à l’eau, voire d’utiliser un fluide dit « prêt à l’emploi » que l’on substituera à l’eau.

Ces fluides (eau avec additif ou prêt à emploi) protègent le réseau contre :

  • le gel (ex : pour les tubes qui passent dehors, en géothermie ou en solaire) ;
  • la corrosion (tartre et oxydation) ;
  • les bactéries (création de boue, goudronnage).

Lors de la mise en eau de l’installation, on peut soit utiliser un additif à diluer à l’eau (on dilue l’additif avec de l’eau distillée selon les recommandations du fabricant et le niveau de protection souhaitée) soit une solution prête à l’emploi. En fonction du taux de dilution, le caloporteur aura un point de congélation plus ou moins bas.

% de mono propylène en volume 25 30 35 40 45 50
Point de congélation en °C (+/- 2 °C) -10 -13 -18 -22 -30 -34

Le caloporteurs prêts à l’emploi n’ont pas besoin d’être dilués. Ces produits sont généralement constitués de mono propylène glycol et d’autres agents leur conférant des propriétés complémentaires : anticorrosion, anti tartre…

De quoi est composée l’eau de chauffage ?

Fluide caloporteur : quelques précautions d’usage

  • En neuf : avant d’insérer un caloporteur dans une installation, il est important de procéder à son nettoyage complet afin d’éliminer les dépôts existants qui risqueraient de générer des boues.
  • En rénovation : une attention particulière doit être portée au rinçage de l’installation. Selon l’état du circuit, il pourra être nécessaire de faire un second nettoyage du système.
  • Il est nécessaire de tenir compte de la viscosité du fluide caloporteur utilisé pour calculer les pertes de charge.
  • Pour qu’un fluide caloporteur conserve ses propriétés anti-corrosives, celui-ci ne doit pas être dilué.
  • Tous les systèmes de réseaux sont compatibles avec des fluides caloporteurs, sauf les réseaux constitués d’acier galvanisé.

[Guide] Toutes les bonnes pratiques pour installer un réseau de chauffage

Comment bien choisir son fluide caloporteur ?

  • La prise en compte du temps de préparation sur le chantier et des risques d’erreurs de dosage : avec du glycol, il est nécessaire de réaliser le mélange en amont de l’installation et de réaliser un dosage adapté à l’ensemble du réseau ciblé.
  • Le champ d’action d’un caloporteur : si le glycol permet de protéger les canalisations du gel, il n’a pas d’action contre la boue et la corrosion. Les solutions prêtes à l’emploi remplissent tous ces critères.
  • Le renouvellement des fluides caloporteurs : les caloporteurs prêts à l’emploi ont généralement une durée de vie illimitée tant que le réseau n’a pas de problème (quantité importante d’eau ajoutée, oxygène, corrosion…). Lorsque du glycol est employé dans une installation de PCBT, il est préconisé de vidanger tous les 5 ans – lors de la vidange, on remet de l’eau et on ajoute donc un petit cycle de corrosion.

Si l’eau peut être utilisée comme fluide caloporteur, d’autres solutions sont disponibles : eau + additif ou solution prête à l’emploi . Objectif : protéger les réseaux de vos clients du gel, de la corrosion et des bactéries. Saviez-vous que des solutions écologiques existent désormais ?

Image à la Une : COMAP

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