Régulation

Dimensionnement des réseaux d’eau : tout savoir sur la dilatation

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Allongement, rétractation, ondulation, torsions… les tubes sont mis à rude épreuve lors de la dilatation. Un phénomène qui survient au moindre écart de température entre le fluide chaud circulant dans une canalisation et l’extérieur. Plus le gradient de température est grand, plus les tubes risquent de se déformer et de causer des dégâts. Alors, comment bien tenir compte de la dilatation thermique des réseaux ?

Dilatation thermique : quels cas de figure ?

Le facteur « dilatation » (allongement des tubes) n’est pas à négliger lors de l’installation de conduites transportant des fluides. En effet, il faut prendre en compte cette donnée dans le dimensionnement d’un réseau d’eau et ce, d’autant plus sur les chantiers de plus grande envergure dans lesquels la distance entre deux points fixes peut être plus importante et ou la dilatation aura un plus fort impact.

Deux cas de figures peuvent se présenter :

  • Dilatation sans dégât matériel. Dans ce cas, vous n’êtes pas obligé d’intervenir, le problème est principalement esthétique.
  • Dilatation avec dégâts matériels. Ici, une intervention immédiate est obligatoire pour limiter les risques de dégât des eaux. Elle est à considérer comme une urgence si les points d’ancrage sont arrachés et / ou que la dilatation engendre des fuites.

Comment compenser la dilatation ?

Pour limiter l’ampleur de la dilatation des canalisations, plusieurs solutions existent. La plus simple consiste à choisir des matériaux avec une dilatation faible. Par exemple, le cuivre se dilate très peu. Cependant, il présente des inconvénients, notamment son prix élevé, son poids, sa rigidité et sa forte valeur augmentant les risques de vols.

Le multicouche, un matériau composite, se dilate également très peu. Son coefficient de dilatation est par ailleurs très proche de celui du cuivre : 0,025mm/m.K. Mais à l’inverse du cuivre, le multicouche est plus facile à utiliser sur les chantiers. En plus de son coût abordable, il est plus léger, cintrable à la main et ne présente aucun risque de corrosion.

Calcul de la dilatation thermique
Lors de l’installation, la dilatation thermique du système se calcule ainsi :

ΔL = α x L / ΔT

Avec :

  • ΔL : dilatation linéaire (mm)
  • α : coefficient de dilatation du tube multicouche (0.025 mm/m.K)
  • L : Longueur du tronçon considéré (m)
  • ΔT : Différence de température entre le fluide et l’environnement extérieur (k)

Pour compenser cette dilatation, on peut, entre autres, avoir recours à des lyres ou manchons de dilatation. Les lyres se présentent sous différentes formes, chacune s’adaptant à une configuration spécifique du réseau et à l’importance de la dilatation thermique calculée.

Pour minimiser les risques liés à la dilatation, voire même s’en affranchir sur les petites installations, le cuivre ou le multicouche sont les matériaux les plus indiqués. Néanmoins, le multicouche présente des avantages que le cuivre n’a pas. Pensez-y !

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