Régulation

Le b.a.-ba de la variation temporelle

variation-temporelle

Dans le sillage du Grenelle de l’environnement de 2007 est née la RT 2012. Cette réglementation thermique (RT) s’applique à tous les bâtiments neufs. Elle a pour objectif de réduire la consommation d’énergie primaire de toutes les nouvelles constructions. Au sein de la RT 2012, on trouve la notion de « précision des organes de régulation ». Concernant les robinets thermostatiques, on parle de variation temporelle. À quoi correspond-elle exactement ? Quel est son rôle ? Éléments de réponse.

Qu’est-ce que la variation temporelle ?

Sur une installation de chauffage, on constate toujours une différence entre la température souhaitée et la température réelle : une variation. Cela signifie que la température (correspondant au chiffre affiché) au niveau d’un robinet thermostatique installé sur un radiateur est toujours différente de celle enregistrée au milieu de la pièce dans laquelle il se trouve. La variation temporelle (VT en abrégé) détermine la grandeur de cet écart et ainsi la précision de régulation d’un robinet thermostatique (tête et corps thermostatiques). Plus la valeur VT est basse, plus la tête thermostatique est efficace. Il est donc important de bien sélectionner ses robinets thermostatiques. En effet, un robinet thermostatique moins performant va mécaniquement entraîner une augmentation de la variation temporelle et donc de la consommation d’énergie.

La variation temporelle établit la qualité technique d’un robinet thermostatique par rapport à un autre. Sur le marché aujourd’hui, les meilleurs ensembles thermostatiques (tête et corps thermostatiques) affichent une variation temporelle de 0,2 ; les moins efficaces se situent entre 0,6 et 0,7.

Les fabricants cherchent constamment à améliorer la variation temporelle de leurs robinets thermostatiques. C’est notamment le cas de COMAP qui, grâce à son expertise dans le domaine de la robinetterie thermostatique, propose l’une des meilleures variations temporelles du marché : sa nouvelle tête thermostatique Sensity, certifiée Eurovent Certita, est dotée d’une VT de 0,2.

Méthode de calcul de la variation temporelle

La méthode de calcul de la variation temporelle est normalisée par l’AFNOR (Association Française de Normalisation). C’est la norme NF EN 15316 – 2- 3 « Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode de calcul des exigences énergétiques et des rendements des systèmes – Partie 2-3 : systèmes de distribution de chauffage des locaux » qui la régit.

Les données servant de base au calcul de la variation temporelle sont, quant à elles, définies dans la norme EN 215 : « Robinets thermostatiques d’équipement du corps de chauffe – Exigences et méthodes d’essai ». Ces valeurs sont fournies par le fabricant des têtes thermostatiques.

 

La VT, un élément de calcul du Cep chauffage

Bien que la variation temporelle ait un impact direct sur le bilan énergétique d’un bâtiment et qu’elle soit prise en compte dans les logiciels réglementaires de calcul selon la RT 2012, elle ne doit pas être une fin en soi. Sa finalité est le calcul de la part chauffage de la consommation d’énergie primaire (Cep) et non la valeur VT en tant que telle.

Dans le cadre de la réglementation thermique 2012, le coefficient de la consommation d’énergie primaire (Cep) d’une nouvelle construction ne doit pas dépasser 50 kWh par m² et la VT n’est qu’un élément du calcul pour arriver à ce résultat. Quand on modifie la VT de 0,1 on obtient une réduction sur le Cep chauffage d’environ 2 %. S’il s’agit d’une économie substantielle, on voit bien que la variation temporelle n’est qu’un élément parmi d’autres pour optimiser la consommation énergétique d’un bâtiment. De nombreuses solutions existent entre le générateur et l’émetteur de chaleur pour contribuer à l’efficacité globale d’une installation.

La variation temporelle permet de déterminer la précision de régulation d’une tête thermostatique. C’est un indicateur important dans la mesure où il entre en compte dans le calcul de la consommation d’énergie primaire. Toutefois, la performance d’une tête thermostatique ne constitue qu’un élément d’un système de chauffage !

Commentaire

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  • Thermiquement, énergétiquement, théoriquement etc. bref je ne vois pas vraiment comment cet écart peut engendrer une augmentation de la consommation d´énergie… Vous fermerez légèrement le robinet probablement… Ceci étant dit une civilisation qui refuse purement et simplement de se tourner vers le soleil pour d´une part améliorer le confort thermique et d´autre part effectivement réaliser de substantielles économies, ne peut que pinailler sur ce genre de truc… Le mur trombe??? Pas « réaliste »…!!!!

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