Gestion d'entreprise

BIM : 3 pistes pour renforcer la sécurité sur les chantiers

BIM

Technologie utilisable lors de toutes les étapes de construction, le BIM pourrait également jouer un rôle important en matière de sécurité. C’est en tout cas ce que soutient un rapport réalisé par 3 étudiants de l’École supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction (ESITC) de Caen. En collaboration avec l’organisme de prévention OPPBTP et l’atelier BIM virtuel, ils proposent 3 pistes qui permettraient d’améliorer la prévention des risques professionnels sur les chantiers grâce à l’outil.

Qu’est-ce que le BIM ?

Le BIM, ou Building information modelling, est un processus numérique et collaboratif qui permet de créer et de gérer les données d’un bâtiment, de sa conception jusqu’à son exploitation et enfin sa déconstruction. En pratique, les différents intervenants d’un projet de construction ont la possibilité de générer et de partager, sur une modélisation numérique du bâtiment, toutes les données techniques de l’ouvrage et la nature de leurs interventions.

◇ Pour tout savoir sur le BIM, c’est par ici ! ◇

1/ Intégrer un lien vers le PPSPS sur la maquette numérique

La première suggestion formulée par les étudiants et leurs encadrants est de proposer aux professionnels du bâtiment un lien, directement inséré sur la maquette BIM. Celui-ci donnerait accès aux informations du Plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) dont ils ont besoin à un moment précis du projet.

Outre le gain de temps, cette solution permettrait par exemple, de visualiser les documents de prévention et de sécurité (mode opératoire, plan de pose spécifique…) liés à un objet sur la maquette, simplement en le sélectionnant.

◇ [Infographie] Comment assurer la sécurité sur les chantiers ? ◇

2/ Insérer une vidéo reprenant les bons gestes de sécurité

Seconde suggestion : intégrer dans la maquette numérique du bâtiment un clip vidéo résumant les principes de sécurité à appliquer dans une situation précise. Un véritable plus sur les chantiers : grâce à l’ajout de ces vidéos, le BIM deviendrait un support d’explication lors du quart d’heure sécurité. Chaque ouvrier pourrait ainsi mieux représenter son espace de travail et connaître, à l’avance, les éléments de sécurité ou les modes opératoires à adopter en fonction de l’avancement du chantier.

Autre avantage : la vidéo permettrait également d’illustrer concrètement une situation avant de la réaliser. Un chef de chantier pourrait, par exemple, faire visualiser à ses équipes la maquette 3D du chantier en fonction de son avancement réel. En cliquant sur un objet précis, le mode opératoire serait facilement rappelé sous la forme d’une vidéo illustrant les points de sécurité importants. « Une image est beaucoup plus parlante que des instructions orales, ce genre de vidéo diminuerait donc les problèmes de communication entre les différents acteurs du chantier et donc les risques d’accidents », peut-on lire dans le rapport.

Un investissement rapidement rentable

L’investissement dans un tel équipement, augmenté des outils proposés par les étudiants normands, pourrait sembler trop important pour être rentable. Ce à quoi le rapport répond :  « la visualisation d’un élément précis ainsi que le rappel du mode opératoire réduit les risques et par conséquent augmente la productivité ainsi que la qualité des prestations. Plus un problème (en termes de sécurité ou autre) est réglé en amont d’un projet, moins il sera coûteux pour l’entreprise. »

3/ Entrer dans le BIM grâce à la réalité virtuelle

Dernière proposition : offrir aux professionnels du bâtiment une immersion dans un chantier modélisé en réalité virtuelle, afin qu’ils en identifient les dangers. Une mise en situation ludique et réaliste qui permettrait de mieux visualiser les zones à risques, et donc d’adopter les bons réflexes pour éviter les accidents. Les professionnels pourraient également profiter de formations à la conduite d’engins via des simulateurs d’entraînement.

La réalité virtuelle permettrait ainsi d’assurer une formation de qualité tout en supprimant les risques de manipulation. Mais pas seulement : la réalité virtuelle pourrait s’avérer très efficace pour visualiser des tâches aux méthodologies très complexes, notamment lors de travaux de réhabilitation. Par exemple, visualiser les méthodes retenues par une entreprise permettrait au maître d’ouvrage de vérifier si cette dernière a bien pris la mesure du chantier, et donc d’évaluer les mesures de sécurité à prévoir.

◇ Une plateforme pour faciliter le recours au BIM pour les TPE/PME ◇

L’utilisation actuelle du BIM assure déjà une certaine prévention des risques. Pour preuve, les professionnels du BTP qui y ont recours peuvent identifier à l’avance des points bloquants et des situations à risques. Un travail d’anticipation qui permet d’éviter de nombreux problèmes liés à la précipitation et à l’improvisation. Cependant, il suffirait d’agrémenter le BIM de quelques outils pour aller encore plus loin en matière de sécurité. À ce sujet, connaissez-vous les mesures à appliquer en cas d’accident de travail ? Savez-vous à quelle fréquence vous devez effectuer votre visite médicale ? Bref, êtes-vous au point sur la sécurité ? Découvrez-le avec notre quiz !

Image à la Une : Pixabay – joffi

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