Régulation

Équilibrage automatique : avantages et clés de réussite

équilibrage automatique : avantages et clés de réussite

Sur un même circuit hydraulique de chauffage ou de climatisation, un défaut d’équilibrage de réseau peut induire une température ambiante trop élevée ou trop basse. C’est pourquoi, il faut toujours équilibrer un réseau et, dans l’idéal, recourir à l’équilibrage automatique pour assurer une efficacité énergétique optimale. Retour sur les atouts et les conditions de réussite d’un équilibrage automatique.

Pourquoi faut-il toujours penser à l’équilibrage automatique ?

Commençons par une rapide définition : l’équilibrage automatique est une méthode intelligente permettant d’optimiser une fonction d’équilibrage. Elle va prendre en compte toutes les variations de pression et de débit que le réseau hydraulique subit, notamment en fonction des conditions climatiques et de la température extérieure. L’équilibrage automatique va absorber ces variations pour réguler la température ambiante et garantir un pilotage idéal de l’installation.

Mais avant de mettre en place un équilibrage automatique, il faut vérifier la configuration de l’installation hydraulique et choisir la solution technique la plus adaptée. En effet, en fonction des caractéristiques de fonctionnement, un équilibrage automatique choisi sans réflexion peut ne pas être pertinent.

Il ne faut pas perdre de vue non plus que le chauffage et la climatisation sont des réseaux qui fonctionnent toujours à débit variable. Le débit nominal, où toutes les vannes sont en appel, est en fait très rare.

💡 À savoir

L’équilibrage automatique nécessite d’abord, pour le technicien, de réaliser certains calculs et d’accéder au débit lors du premier réglage pour s’assurer d’être toujours dans un fonctionnement à débit optimal. Ce calcul est basé sur la connaissance des déperditions et de la puissance à fournir et permet de déduire les débits nécessaires.

Pour en savoir plus, revoir le Webinaire CoExpert : Comment simplifier l’équilibrage ?

Réussir son équilibrage automatique

Une vanne automatique fonctionne correctement dans une fourchette de Delta P. C’est-à-dire que le réseau en fonctionnement doit permettre d’assurer un minimum de Delta P à ses bornes et ne pas dépasser un maximum. À retenir : la Delta P est fonction de la pompe et de la configuration du réseau hydraulique.

Les vannes d’équilibrage dynamique (dites aussi vannes automatiques), maintiennent un débit constant ou une Delta P constante, quoi qu’il se passe par ailleurs dans le réseau. Leur installation est recommandée dès l’instant que les débits varient dans le réseau.

Il est donc très important de choisir l’équipement adapté : un robinet thermostatique AutoSar, par exemple, qui, installé sur le radiateur, va réguler le débit lorsque la Delta P à ses bornes est comprise entre 0,1 bar et 0,6 bar.

Ordre de grandeur spécifique à l’AutoSar

Dans une maison individuelle, la Delta P est le plus souvent en dessous de 0,1 bar. Il y aura donc peu d’intérêt à monter un AutoSar car le régulateur ou limiteur de débit ne fonctionnera pas. En effet, on sera en dessous de sa limite basse de fonctionnement.

Dans un immeuble de 500 logements, la Delta P pourra dépasser 0,6 bar aux bornes de l’AutoSar. Le régulateur de débit ne sera plus en capacité de réguler et le système ne pourra plus marcher correctement. Il faudra alors envisager un autre type d’équilibrage dynamique, en capacité de gérer une forte Delta P, et que l’on installera sur les branches ou sur les colonnes.

Pour résumer, il faut rester vigilant sur le réseau lui-même et sur les plages de fonctionnement de ses vannes. Autrement dit, il faut s’assurer de la comptabilité du réseau avec les caractéristiques de la vanne.

🔎 Qu’est-ce qu’un corps thermostatique auto-équilibrant ?


Comme toutes les plages de fonctionnement des circuits sont différentes, il est nécessaire d’être attentif à son réseau et aux caractéristiques des vannes. Une fois ces vérifications faites, vous pourrez mettre en place l’équilibrage automatique, une solution rapide et fiable pour l’installateur, le bureau d’étude, l’exploitant et l’utilisateur final. Le sujet vous intéresse ?

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