Efficacité énergétique

[Infographie] Un bâtiment efficace énergétiquement, à quoi ça ressemble ?

La réduction de la consommation énergétique est un enjeu pour le secteur du bâtiment, qui absorbe 40 % de la production totale d’énergie. L’efficacité énergétique, qui consiste à diminuer cette consommation tout en maintenant la performance des installations, est une solution développement durable qui a de l’avenir. La preuve, en image !

infographie d'un bâtiment réunissant les bonnes pratiques en matière d'efficacité énergétique

L’isolation, la qualité des fenêtres

L’isolation des murs, à l’intérieur comme à l’extérieur d’un bâtiment, est un paramètre à prendre en compte dans la mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique. Elle limite les déperditions de chaleur jusqu’à 25 % et permet de réduire considérablement les besoins en chauffage.

La qualité des fenêtres est également un facteur d’amélioration. Changer les fenêtres pour du double-vitrage par exemple limite la sensation de froid et le recours abusif au chauffage, ce qui permet d’économiser entre 10 et 15 % d’énergie.

Attention cependant : s’il est possible en construction neuve d’isoler l’ensemble du bâtiment, les travaux d’isolation dans les bâtiments en rénovation doivent s’effectuer par zones et peuvent être échelonnées dans le temps. Dans cette situation, il est indispensable d’identifier au préalable les murs du bâtiment qui génèrent le plus de déperditions de chaleur et qui doivent être traités en priorité.

isolation

Le choix du générateur de chaleur

Deux types de chauffage permettent d’assurer le confort thermique d’un bâtiment :

  • les systèmes à base d’énergie primaire telle que le fioul, le charbon, le gaz naturel, le GPL ou le GNL ;
  • les systèmes électriques.

Pour réaliser des économies de chauffage et savoir quel dispositif installer, il est indispensable de réaliser une étude thermique au sein du bâtiment. Les résultats sont à mettre en regard des solutions proposées dont les coûts d’acquisition et de fonctionnement varient. Ainsi, le prix officiel des énergies et son évolution à venir peuvent être des critères à prendre en compte dans le choix du générateur de chaleur. Le changement d’une vieille chaudière pour une plus récente peut faire réaliser de 20 à 40 % d’économies d’énergie.

Le choix de la pompe

Le bon dimensionnement d’une pompe à chaleur permet de déterminer un optimum entre les capacités d’un système et le niveau du besoin de chauffage dans un bâtiment tout au long de l’année. Une pompe à chaleur sous-dimensionnée ne sera pas assez puissante pour répondre à la demande hivernale. Inversement, une pompe surdimensionnée aura des cycles de fonctionnement trop courts, ce qui entraînera l’usure du matériel.

Afin de déterminer le dimensionnement d’une pompe à chaleur ou évaluer le potentiel d’économie sur la consommation énergétique du bâtiment, il faut au préalable réaliser un bilan énergétique complet du logement.

L’équilibrage des réseaux

Équilibrer un réseau sert à compenser la répartition inégale des débits, du fait de l’architecture des réseaux pour garantir un confort homogène en tout point d’un bâtiment. Dans les réseaux mal équilibrés, la compensation de débit s’effectue par une utilisation accrue d’eau chaude et par un surcoût de pompage, ce qui génère du gaspillage énergétique.

Plusieurs solutions d’équilibrage permettent d’éviter la surconsommation énergétique : la pose de vannes d’équilibrage dynamique ou à pression différentielle notamment. L’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des pompes peut ainsi être réduite de 40 %.

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La régulation

Contrairement aux robinets manuels, les robinets thermostatiques favorisent la réduction de la consommation énergétique jusqu’à 28 % dans un édifice puisqu’ils évitent la surchauffe ou un démarrage anticipé et inutile du générateur de chaleur.

Par ailleurs, une température ambiante plus élevée de 1°C augmente de 6 à 11 % la consommation de chauffage du bâtiment, ce qui représente un coût non négligeable sur le court terme.

pictogramme ventilation

La ventilation

Obligatoire depuis 1982, la ventilation fournit de l’oxygène aux occupants d’un bâtiment et évacue l’humidité et les déchets de l’air.

Les systèmes de ventilation actuels, les VMC, sont mécaniques et responsables de 33 % des besoins en chauffage d’un bâtiment. Afin de diviser les déperditions de chaleur par deux, il est recommandé d’installer des modèles hygroréglables, dotés d’une régulation automatique. Ils permettent d’économiser 5 à 10 % sur la facture de chauffage. Les modèles à double flux sont également préconisés puisqu’ils permettent de récupérer la chaleur de l’air sortant pour préchauffer l’air entrant dans l’édifice. Jusqu’à 20 % d’économies financières peuvent être réalisés avec ce système.

L’orientation de la construction, pour les apports gratuits l’hiver

L’orientation d’un bâtiment et sa capacité à capter et à se protéger de l’énergie solaire optimisent enfin la facture énergétique. En capitalisant sur l’énergie naturelle fournie par le soleil en hiver, la consommation en chauffage d’un bâtiment peut être réduite de façon avantageuse.

Optimiser l’efficacité énergétique d’un bâtiment permet donc d’éviter le gaspillage d’énergie et de limiter l’usure des installations thermiques. Au-delà de l’avantage énergétique, les travaux d’économies d’énergie sont par ailleurs soutenus par l’État puisqu’ils bénéficient de dispositifs d’aides et de subventions.

Source des pictogrammes : The Noun Project (Creative Stall, Joel Bryant)