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La certification RGE – Reconnu Garant de l’Environnement : quelle valeur ajoutée pour l’installateur ?

La certification RGE – Reconnu Garant de l’Environnement est synonyme de valeur ajoutée pour l’installateur

Lorsqu’il est question de travaux, plusieurs critères sont considérés au moment de choisir l’entreprise de services qui les réalisera, quel que soit le secteur d’activité ou l’interlocuteur concerné (particuliers, syndics de copropriété, organismes publics, entreprises privées…). Le prix et la méthode de travail jouent un rôle prépondérant. Cependant, une autre dimension importe beaucoup : il s’agit du degré de confiance du client en l’entreprise “élue”. Afin de prouver leur savoir-faire et de se distinguer des concurrents, les installateurs peuvent miser sur les certifications. Focus sur la certification RGE, pour Reconnu Garant de l’Environnement.

Qu’est-ce que la certification RGE ?

La mention RGE, Reconnu Garant de l’Environnement, est une certification pour les professionnels du bâtiment et des énergies renouvelables, délivrée par des organismes indépendants tels que Qualibat, Qualit’enr ou Qualifelec. Créée en 2011 et amendée en 2013, elle s’adresse aux artisans et aux entreprises du bâtiment ayant une spécialité dans les travaux de rénovation énergétique et l’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables.

Elle a pour objectif :

  • de faire monter en compétences les professionnels du bâtiment ;
  • d’aider les clients à identifier les professionnels les plus qualifiés ;
  • de lier les aides publiques aux travaux favorisant la performance énergétique.

efficacite-energetique

Quel intérêt pour l’installateur ?

Pour un installeur, obtenir la certification RGE signifie :

  • Développer sa notoriété par la mise en avant de son savoir-faire.
  • Accroître son carnet de commandes par l’attraction de nouveaux clients intéressés par des travaux de rénovation énergétique.
  • Acquérir et développer plus rapidement une relation de confiance avec ses clients.
  • Se différencier de la concurrence, notamment des autres installateurs ne disposant pas de la mention.
  • Répondre aux préoccupations environnementales de ses clients en s’engageant dans une démarche de progrès énergétique permanent. Les clients peuvent ainsi obtenir davantage de conseils ciblés sur le bâtiment concerné par les travaux : isolation, ventilation, chauffage… et se voir garantir une qualité de réalisation répondant durablement à leurs objectifs d’efficacité énergétique.
  • Faire bénéficier à ses clients engagés dans des travaux de rénovation énergétique d’un éco-prêt à taux zéro et/ou du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).
  • Permettre à ses clients de recevoir des aides en provenance des fournisseurs d’énergie dans le cadre du dispositif des certificats d’économie d’énergie.
  • Être référencé sur des sites internet d’informations pour les particuliers concernés par la rénovation.

Certains travaux sont par ailleurs soumis à la détention de la qualification RGE. Il s’agit notamment de l’installation ou la pose :

  • d’équipements de chauffage répondant à des critères d’efficacité énergétique ;
  • de pompes à chaleur ;
  • de chaudières.

efficacité énergétique

RGE : comment l’obtenir ?

Il existe plusieurs types de qualification RGE en fonction des compétences de l’installateur. Par exemple, il est possible d’être certifié « RGE Travaux de rénovation énergétique globale », « RGE Travaux électriques en matière d’efficacité énergétique et d’installation des énergies renouvelables » ou encore « RGE Travaux de performance énergétique ». Le site du ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer répertorie l’ensemble des certifications RGE existantes. La première étape consiste donc à sélectionner la certification qui correspond le plus à l’activité propre de l’installateur concerné.

Avant d’entamer le processus de qualification, l’entreprise doit ensuite vérifier son éligibilité. Cela passe par la satisfaction des critères suivants :

  • la souscription à des assurances travaux et responsabilité civile ;
  • l’existence de clients références attestés ;
  • le respect de la chaîne de la sous-traitance ;
  • la réalisation d’au moins 2 chantiers dans le domaine visé tous les 2 ans – l’un de ces chantiers doit pouvoir être contrôlé par l’organisme émetteur de la certification ;
  • la présence dans les effectifs d’au moins un référent technique qualifié dans les domaines des énergies renouvelables et/ou de l’efficacité énergétique.

Puis, après avoir contacté son organisme de certification, l’entreprise candidate doit suivre des formations dédiées et préparer un dossier de demande de qualification.

Il faut en moyenne attendre 3 mois pour obtenir la mention RGE. Si elle l’obtient, l’entreprise en bénéficiera pendant 4 ans. Pendant cette période, la certification est vérifiée annuellement sur les critères humains, techniques et financiers de l’entreprise d’installation. Au bout des quatre années, l’organisme émetteur envisage une procédure de renouvellement de la qualification.

certification rge

Si l’obtention d’une certification telle que la certification RGE demande un investissement en temps, ressources et argent, elle peut néanmoins permettre à un installateur de développer son carnet de commandes et d’accroître la confiance de ses clients sur le long terme. Des arguments non négligeables !

Source des pictogrammes : The Noun Project

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