Innovation

5 points de vigilance à avoir en tête avant de coupler domotique et système de chauffage

Ce qu'il faut savoir avant d'installer un système domotique pour son chauffage

La domotique est de plus en plus présente dans le quotidien des usagers, que ce soit sous la forme de petites installations ou de projets plus complexes. Une installation domotique est généralement composée de plusieurs produits et les solutions de chauffage connectées en font désormais partie. Si ces nouvelles solutions techniques constituent une amélioration par rapport à l’existant, il est cependant nécessaire de se poser certaines questions avant d’installer ce type de produit chez ses clients. Voici les cinq points de vigilance à garder à l’esprit avant de se lancer.

radiateur

1. Quel type de chauffage est installé chez le client ?

Dans un premier temps, il s’agit d’identifier le type de chauffage du bâtiment :

  • S’agit-il d’un chauffage électrique ou d’un système de chauffage à eau chaude ?

Certains fabricants proposent des solutions qui permettent de piloter un système électrique ou un système à eau chaude. D’autres, mais pas tous, offrent des systèmes pour les deux types de chauffage. Il est cependant indispensable de se renseigner sur les compatibilités avant d’acheter la solution domotique à mettre en place.

regle domotique

2. Quelle est la taille du système de chauffage en place ?

Les solutions de domotique s’adaptent en fonction du profil du bâtiment : ses dimensions, le type de murs, etc. Il existe :

  • des systèmes basés sur les ondes radio qui fonctionnent plutôt bien dans une maison ou un appartement standard ;
  • des systèmes filaires qui sont à privilégier dans les bâtiments très longs avec des murs épais, par exemple.

internet domotique

3. Le bâtiment est-il muni d’une connexion internet ?

Certains systèmes domotiques fonctionnent avec des box liées au Cloud, d’autres avec des box intégrant directement un serveur embarqué :

  • Les systèmes qui fonctionnent avec le Cloud. La box va rechercher dans le Cloud les informations paramétrées en ligne telles que les scénarios ou les réglages. En cas de coupure internet, la box continue à fonctionner, mais en mode dégradé, avec quelques configurations clés sauvegardées en interne. Selon les box, les conséquences d’un mode hors-ligne peuvent être très limitées ou beaucoup plus conséquentes, allant jusqu’à rendre le système inopérant.
  • Les systèmes qui s’appuient sur une box domotique intégrant un serveur embarqué. Il n’est pas indispensable de disposer d’une connexion internet pour le bon déroulé des scénarios, les programmations pouvant être réalisées sur un réseau local. En revanche, pour des usages plus avancés, tels que la récupération et l’analyse des données de consommation par exemple, une connexion sera nécessaire.

objectifs domotique

4. Quels sont les objectifs du client ?

Il est important de comprendre les motivations qui ont poussé le client à se tourner vers la domotique car la complexité du système et sa mise en œuvre en dépendent.

  • L’usager veut-il gérer seulement son chauffage ?
  • Souhaite-t-il gérer d’autres aspects simultanément, tels que la lumière, un volet roulant, des équipements Hi-Fi… ?
  • S’agit-il d’un ‘geek’, très à l’aise avec le digital, ou plutôt quelqu’un qui découvre le monde de la domotique ? Dans le deuxième cas, l’ergonomie de la solution sera d’autant plus importante.

Pour la gestion de son chauffage, il est possible de réguler les émetteurs – radiateurs et / ou  plancher chauffant – mais aussi, dans certains cas, la chaudière directement. Dans ce cas, il faut néanmoins vérifier la compatibilité de la chaudière avec un système domotique, en regardant les informations fournies par le fabricant :

  • En général, les chaudières plus anciennes fonctionnent par contact sec. C’est ce qui est également appelé le « tout ou rien » ou le « on/off ». La régulation se fait ainsi en allumant ou en éteignant la chaudière en fonction des besoins énoncés.
  • Les chaudières plus récentes, à condensation notamment, intègrent quant à elles une loi d’eau qui tient compte de la température extérieure pour définir la température de l’eau au départ. Plus il fait froid dehors, plus l’eau est chaude au départ. De plus, la régulation de la température est modulée. Pour cela, la chaudière et son thermostat communiquent de plus en plus via des protocoles dédiés, comme OpenTherm, permettant de linéariser le fonctionnement de la chaudière et d’optimiser ainsi la consommation énergétique. Dans ce cas, opter pour un système qui allume et coupe la chaudière régulièrement perturberait le dispositif et accélérerait son vieillissement.

compatibilité domotique

5. Les robinets en place sont-ils compatibles avec des têtes électroniques ?

  • Si les émetteurs du client sont équipés de robinets manuels, il faudra les changer pour mettre en place des robinets thermostatiques, sur lesquels seront fixées des têtes électroniques connectées.
  • Si des robinets thermostatiques sont déjà en place, il faudra toutefois vérifier leur compatibilité avec les têtes électroniques et le cas échéant opter pour un adaptateur, voire changer le robinet.

Le choix d’un système domotique doit s’établir suite à l’analyse de plusieurs critères relatifs au système de chauffage en place. Certains critères ont plus ou moins de conséquences au moment de la mise en œuvre de la solution. Les attentes et besoins du client ont également leur importance. En plus des critères évoqués précédemment, les clients pourront être plus ou moins sensibles à l’ergonomie de l’application domotique et aux opérations qu’elle permet. À l’installateur d’accompagner ses clients et prospects et de les conseiller dans le choix de la solution domotique la plus adaptée à leurs besoins.

Source de l’image à la Une : Fotolia (Olivier Le Moal)